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DEUIL D'UN PROCHE

Deuil d'un proche

La MORT est le DÉBUT d’un autre CHAPITRE de la VIE

Le jour où vous avez perdu quelqu’un que vous aimiez, vous avez été précipité dans la mer, et votre 1ère réaction à été de revenir vers le rivage. Et vous nagez, vous nagez, vous nagez mais le courant de la vie vous emporte loin de ce continent où l’autre était.

Au bout d’un certain temps, vous perdez courage, et vous commencez à comprendre que jamais vous ne retrouverez ce rivage. Mais vous êtes en plein milieu de l’océan, il n'y a encore rien devant, rien derrière, rien à gauche, rien à droite, il n’y a plus rien.

Cette période est vraiment très douloureuse au niveau du deuil, et puis un jour vous tombez sur une petite île, un rocher, quelque chose de minuscule et vous vous installez, vous vous reposez un peu, puis il y a une grosse vague émotionnelle qui arrive, et vous êtes re-précipité dans la mer, puis encore une île, un peu plus grande, alors on s’assied dessus on se repose 1 ou 2 jours et puis on se dit on ne va pas rester là, on plonge et on va chercher autre chose. Et d’îles en îles, elles sont toujours plus grandes et à un moment donné on arrive au bout d’une péninsule qui est un nouveau continent qui s’appelle la vie sans l’autre.

On essaye de revenir à sa 1ère vie, il y a un avant et un après et donc après il faut vivre sans l’autre et c’est notre nouvelle vie qui s’installe.

Extrait d’une conférence "PHARES DANS LA TEMPÊTE DU DEUIL" animée par Marie-Noëlle DAMAS qui utilise d’une manière très personnelle la métaphore de la mer pour décrire le processus de deuil.

Prendre soin de soi

Notre Corps est notre 1ère maison, et pourtant, la plupart du temps c’est comme une maison dont nous aurions perdu les clés. Et nous restons ainsi à l’extérieur…devant la porte de chez nous! Il paraît que les murs ont des oreilles, n’est-ce-pas une expression du langage courant ?

Notre corps n’oublie rien de ce qui s’est passé dans notre vie, tout y est inscrit. La tête peut avoir oublié, mais le Corps, lui, n’oublie rien. Notre Corps parle pour nous, dans ses raideurs musculaires, ses douleurs quotidiennes, ses crispations inconscientes. Même notre respiration se trouve entravée. Nous ne sommes alors déjà plus en Vie, mais en état de Survie, sans nous poser plus de questions. Toutes les émotions que l’on ne s’autorisent pas à vivre font que notre corps se contracte, et petit à petit, nous nous construisons une armure qui va se renforcer au fil du temps.

Les mouvements que je vous propose, en fissurant cette armure, permettent à l’émotionnel de sortir, ENFIN ! Cette carapace qui tombe, et qui vous reconnecte à vous-même.


IL N’Y A QUE DEUX EXIGENCES POUR QU’UNE VIE SOIT COMPLÈTE :
LA NAISSANCE ET LA MORT.

Ce sont les deux faces d’une même médaille

La mort fait partie intégrante de la vie et pourtant, dans notre société la mort est encore taboue. On a peur d’en parler.

Chacun de nous sera confronté un jour ou l'autre à la perte d’un proche. Nous serons alors pris dans "le tourbillon du deuil", cette période difficile de la vie, où nos repères s'effondrent et ce moment où notre vie vient de basculer pour toujours.

Avant, le malade mourait à la maison. Il y avait une veillée funèbre ou toute la famille se réunissait autour du défunt. Elle permettait à tous, proches comme amis à prendre conscience de la mort, à la voir en face et nous laissait le temps d’accepter la dure réalité. Aujourd’hui nous mourons à l’hôpital, déjà éloigné de nos proches.

Aujourd’hui nous nous réunissons pour la cérémonie à l’église, l’enterrement ou la crémation, puis nous repartons bien trop vite retrouver nos vies habituelles comme si de rien n’était.

Alors l’endeuillé se retrouve seul avec son chagrin. Pourtant la douleur devient plus forte quelque mois après le décès et nous pouvons être submergés par tout ce que nous devons gérer.

Nous nous occupons du défunt et de tout ce qu’il nous reste à régler pour lui. Cependant, nous nous oublions, peut-être devons-nous gérer en plus la douleur de celui qui reste, conjoint, enfants, ou parent.

Traverser le deuil, c’est se prendre en considération, c’est accepter cette douleur émotionnelle et voir combien il est nécessaire de l’exprimer.

Ce n’est pas en annulant la tristesse, en niant le chagrin que l’on peut avancer vers une nouvelle page de vie, c’est en honorant sa peine, son chagrin, en leur donnant la place et le temps qu’ils méritent.


LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DU DEUIL

La finalité du deuil c’est d’intégrer la mort de l’autre à l’intérieur de soi. Quand une personne décède, il y a un moment ou vous la sentez proche, puis un moment ou elle disparait de vos sensations, période assez noire, puis au fil des mois et des années, à un moment donné, cette personne est revenue à l’intérieur de vous, vous saurez alors que vous ne pourrez plus jamais la perdre parce qu’elle est intégrée à l’intérieur de vous.

Le processus de deuil est un processus naturel qui se fait que vous le vouliez ou non.

Le docteur Elizabeth Kübler-Ross (décédée en 2004) a présenté les 5 étapes du deuil :

1

Choc / Déni

2

Fuite / Recherche

3

Colère

4

Dépression

5

Acceptation / Reconstruction

Chaque étape vaut le coup de s'y attarder pour y puiser ce dont on a besoin, même si c'est difficile ce n'est pas insurmontable, justement pour atteindre la dernière étape... celle de la reconstruction, du neuf, non à partir des pierres qui se sont écroulées mais bien en terrain nu et chaque brique que vous aurez découvertes au cours de votre cheminement de deuil sera pour construire votre nouvelle personne, celle qui a traversé cette expérience de vie…

Renée Sens Nice